Exigences santé

Chez MajAnns Australian Labradoodles, la santé et le bien-être de nos chiens sont d’une grande importance. Nous sommes donc fiers de mettre en œuvre les pratiques d’élevage de la WALA. À cette fin, tous nos chiens reproducteurs subissent une série complète de tests de dépistage effectués par le laboratoire génétique Genomia – un laboratoire approuvé par l’OFA (Orthopedic Foundation for Animals) – afin de détecter d’éventuelles maladies ou troubles de la santé. 
La WALA recommande ce qui suit:

1. Test ADN – Empreinte génétique

Considérez le profil ADN comme une empreinte génétique ou une carte d’identité permanente. Souvent appelé profil de parenté ADN, il a pour but d’identifier de manière unique un chien et de prouver sa filiation. Ce test analyse des marqueurs spécifiques appelés SNP (polymorphismes nucléotidiques simples) ou STR (séquences répétées en tandem). Ces marqueurs n’ont aucune fonction biologique active ; ce sont simplement des signatures uniques. Explorer le bagage génétique de votre chien est à la fois une aventure passionnante et un outil essentiel pour des soins proactifs. En dépistant un large éventail de gènes associés à des maladies, les tests génétiques dépassent le simple stade de la curiosité pour devenir une défense de premier plan dans la prédiction et la prévention de problèmes de santé graves. Depuis des années, les éleveurs éthiques intègrent ces dépistages dans leurs pratiques courantes, utilisant les données de l’ADN pour éliminer les pathologies héréditaires connues et gérer soigneusement la diversité génétique afin d’éviter les pièges de la consanguinité. Pour ceux qui investissent dans des chiens de race, ces bilans de santé offrent une tranquillité d’esprit indispensable, confirmant que la nouvelle recrue d’un programme d’élevage est aussi saine sur le plan physique que son pedigree le suggère. Attention : un profil ADN ne vous dira pas si votre chien aura le poil bouclé ou s’il est porteur d’une maladie génétique. Il sert exclusivement à identifier qui est le chien.

2. Dépistage des caractères et des maladies héréditaires

Le test d’empreintes génétiques est une analyse des parties fonctionnelles de l’ADN. Il vous renseigne sur la composition physique et biologique du chien. Son but est de prédire l’apparence physique (le phénotype) et de dépister les prédispositions à des maladies héréditaires. Ce test mesure des gènes spécifiques reconnus pour contrôler certaines caractéristiques.

Les catégories clés pour l’ALD (Australian Labradoodle) sont :

  • Dégénérescence progressive des bâtonnets et des cônes (PRA-prcd) 
La PRCD (dégénérescence progressive des bâtonnets et des cônes) est l’une des différentes formes d’atrophie progressive de la rétine (APR) qui provoque la dégénérescence et la mort des cellules de la rétine. A apparition tardive, elle a été identifiée chez de nombreuses races de chiens. Le principal symptôme est la perte progressive de la vision à partir de l’âge de 3-5 ans. La PRCD (dégénérescence progressive des bâtonnets et des cônes) affecte les cellules photoréceptrices de l’œil impliquées dans la vision nocturne et diurne. Les cellules de la rétine responsables de la vision en faible luminosité, appelées bâtonnets, sont touchées en premier, entraînant une cécité nocturne. Par la suite, les photorécepteurs sensibles à la lumière vive, les cônes, essentiels à la vision des couleurs, sont également affectés, provoquant un déficit visuel diurne. L’âge d’apparition et la progression de la maladie varient selon les races, mais des modifications rétiniennes peuvent être détectées lors de dépistages effectués par un vétérinaire ophtalmologiste dès l’adolescence ou le début de l’âge adulte. La plupart des chiens atteints de PRCD présentent une déficience visuelle notable vers l’âge de 4 ans, évoluant généralement vers une cécité totale. 

  • Maladie de von Willebrand (vWD) Type I 
La maladie de von Willebrand (vWD) est une maladie hémorragique héréditaire qui rend difficile la coagulation du sang. Il s’agit de la maladie hémorragique héréditaire la plus courante chez les chiens, et elle peut être observée plus fréquemment chez certaines races, comme les Dobermans. Les chiens atteints de la maladie de von Willebrand peuvent présenter des signes de saignement, tels que des ecchymoses cutanées, des saignements des gencives ou du nez et des saignements excessifs pendant une intervention chirurgicale. Bien qu’il n’existe aucun remède contre la maladie de von Willebrand, les chiens peuvent avoir une espérance de vie normale avec des soins appropriés. 

  • Garniture et densité du pelage (RSPO2) 
Le terme garniture ou furnishings décrit la moustache et les sourcils plus longs observés chez les chiens à poil dur et d’autres races et est dû à une variante du gène R-spondin-2 (RSPO2). Dans certaines races comme le Labradoodle Australien, l’absence de garnitures appelée improper coat (IC) provoque un pelage irrégulier caractérisé par des poils courts sur la tête, le visage et les pattes. 

  • Collapsus Induit par l’Effort (EIC) 
Le collapsus induit par l’effort (EIC = Exercice Induced Collapse) est une maladie génétique caractérisée par une fatigabilité anormalement sévère et invalidante survenant au cours d’un exercice physique, en général intense. Il s’agit d’une maladie héréditaire, donc transmissible à la descendance. Les chiens atteints de cette maladie sont toujours normaux au repos et présentent généralement une forme athlétique. Les manifestations cliniques s’observent chez pour la première fois chez les jeunes chiens (entre 5 mois et 1 an), lorsqu’ils sont soumis à un exercice physique d’intensité élevée. Les chiens qui en sont affectés n’ont aucun problème à faire de l’exercice régulièrement. Ils ne font pas non plus de collapsus systématique en phase d’effort. La température ambiante, la température corporelle et l’état d’excitation du chien influent sur l’apparition ou non des symptômes. Pendant le collapsus, les pattes arrière du chien s’affaiblissent jusqu’à ce qu’elles ne soient plus capables de supporter le poids du chien. Dans les cas les plus extrêmes, les pattes avant du chien s’affaiblissent également et le chien s’effondre, les muscles se relâchant. L’épisode ne dure généralement pas plus de 15 minutes au cours desquelles l’état du chien revient peu à peu à la normale. Le chien ne semble pas souffrir pendant le collapsus. La vie des chiens atteints d’EIC est normale tant que l’exercice intense est évité. 

  • Myélopathie Dégénérative (MD) 
La myélopathie dégénérative est caractérisée par une atteinte neurologique progressive évoluant vers une parésie puis une paralysie des membres postérieurs voire antérieurs. La mutation d’un gène est à l’origine de cette dégénérescence nerveuse. uniquement les membres postérieurs qui sont atteints dans les stades précoces de la maladie. L’âge moyen des premiers symptômes est de 9 ans. Les propriétaires observent une perte d’équilibre appelée ‘ataxie proprioceptive’: il s’agit de l’incapacité de l’animal à replacer correctement ses membres quand il se déplace. Ce premier symptôme est souvent interprété comme une boiterie par les propriétaires. Dans les 6 à 12 mois suivant les premiers symptômes, on observe une évolution vers une paraparésie non ambulatoire. Quelques mois plus tard, une paralysie flasque est associée à la disparition des réflexes et une amyotrophie se développe rapidement. Dans les 18 mois suivants, la paralysie atteint les membres antérieurs. L’incontinence fécale et urinaire n’est souvent observée que très tardivement. Il n’existe pas de traitement curatif pour cette maladie. Seule la physiothérapie permet de retarder l’évolution neurologique en combinant les exercices actifs et passifs. 
En complément, les conditions suivantes sont également vérifiées:

  • Dysplasie de la hanche 
La dysplasie de la hanche chez le chien signifie que les os de l’articulation de la hanche sont mal ajustés, c’est à dire que la tête du fémur ne s’emboîte pas bien dans la cavité de l’articulation de la hanche au niveau du bassin, ce qui entraîne une laxité de l’articulation. Plus l’articulation est laxe, plus la dysplasie est sérieuse. On parle d’une affection de l’articulation coxo-fémorale. Les causes de la dysplasie de la hanche chez le chien sont avant tout d’origine génétique, même si les facteurs environnementaux peuvent avoir un rôle dans l’aggravation des lésions auxquelles l’animal est génétiquement prédisposé. L’élevage du chien joue un rôle important dans le développement de la dysplasie de la hanche, mais ce n’est pas le seul facteur. La croissance de l’animal, son niveau d’exercice physique, son alimentation ou encore son sens de la coordination sont également des causes pouvant influer sur le développement de la pathologie. 

  • Dysplasie du coude 
La dysplasie du coude chez le chien est une maladie causée par des troubles de la croissance dans l’articulation du coude. Il existe plusieurs théories quant à la cause exacte de la maladie, incluant des défauts dans la croissance du cartilage, les traumas, la génétique, l’exercice, le régime alimentaire, etc. Il est probable qu’une combinaison de ces facteurs entraîne un déséquilibre de la croissance entre les deux os du membre thoracique situés entre le coude et le poignet (radius et ulna). Les chiens affectés par la dysplasie du coude montrent souvent des signes dès le plus jeune âge, généralement à partir de 5 mois, mais certains peuvent seulement être diagnostiqués après 4-6 ans. Les chiens affectés développent une boiterie des membres avant qui s’aggrave généralement sur une période de plusieurs semaines à plusieurs mois. La boiterie est généralement pire après l’exercice et ne se résout généralement jamais complètement avec le repos. Le traitement dépend du degré d’arthrose, du degré d’instabilité du processus anconé, de la sévérité de l’incongruence articulaire, les lésions associées. 

  • Dépistage des maladies oculaires héréditaires 
Ce dépistage est utilisé pour détecter plusieurs maladies héréditaires, telles que la cataracte ou la dégénérescence rétinienne progressive, afin d’identifier et d’exclure les chiens atteints de la reproduction. Il existe de nombreux types de maladies oculaires héréditaires chez le chien, qu’elles soient congénitales (présentes dès la naissance ou peu après) ou non congénitales (se développant plus tard dans la vie). Beaucoup de ces pathologies peuvent avoir des conséquences graves sur la santé et le bien-être de l’animal, provoquant des douleurs, la cécité ou nécessitant un traitement médical à vie. Les chiens soumis à ces examens sont ceux destinés à la reproduction ou les chiots que l’éleveur souhaite faire examiner avant la vente. Chez MajAnns Australian Labradoodles, nous effectuons cet examen tous les deux ans (pour les mâles) ou juste avant une portée (pour les femelles) afin de garantir qu’aucune pathologie ne s’est développée durant cette période.